Missions

HAP France : Humanitarian Assistance Program
Affiliée à HAP-Europe, HAP-France a vu le jour en 2004.

Notre association a pour vocation de transmettre des connaissances en psychotraumatologie et en EMDR et permettre aux professionnels de la santé mentale d’accéder aux programmes de formation gratuitement ou à coût réduit dans les pays où cette possibilité n’est pas ouverte..

Notre but

rompre le cercle vicieux de la violence et de la souffrance par le soulagement du traumatisme psychique, afin qu’un cycle de guérison individuel et collectif puisse être amorcé.

Nos moyens

- Des programmes de formation de professionnels de la santé mentale dans les communautés particulièrement meurtries (guerres, catastrophes naturelles...)

- Des programmes de recherche et des collaborations avec d’autres organisations, notamment l’association EMDR France et son pôle de recherche, pour mieux comprendre les facteurs de risque et de rétablissement du Stress Post-Traumatique. Ces travaux visent à adapter au mieux l’application de la thérapie EMDR dans le contexte humanitaire.
- Participations ponctuelles à des interventions auprès de populations en crise.

Nos ressources

- Dons - Organisation d’événements

Documents à télécharger :
- Statuts HAP France (cliquez ici)


Nos missions à l’étranger


Madagascar

depuis 2014

Une journée historique s’est déroulée ce jour 11 novembre 2016 à Antananarivo : L’équipe de psychiatres, médecins et psychologues terminant actuellement leur niveau 2 EMDR, vient de poser les fondations de l’Association EMDR Madagascar et élu son bureau.

Le Dr Jean Andriamananaivo a œuvré pour la découverte et l’intégration de la thérapie EMDR auprès des professionnels de santé et notamment auprès des universitaires psychiatres, médecins psychothérapeutes, et psychologues, avec le soutien du Pr Adeline RAHARIVELO, présidente de la SOMAP (Société Malgache de Psychiatrie) .

Il a été élu ce jour, président d’honneur de la nouvelle association après avoir repris, en sa qualité de responsable du projet de formation EMDR sur l’île rouge, le flambeau de notre chère et regrettée Josette TARDY.

HAP France (bientôt Trauma Aid France) est heureuse d’avoir participé à la concrétisation de ce projet

Formation à la thérapie EMDR - niveau 1 -

Mai 2015

Supervisions - niveau 1 -

septembre 2015 Coordination : RosanePADER, Emmanuelle Krystel GIRARDET, Josette TARDY
Aide à l’Organisation : Dr Jean ANDRIAMANANAIVO, Nirina ANDRIANJARA
Equipe pédagogique : Martine IRACANE, Annie GASSE

Historique du projet
Aspects organisationnels et financiers

Ce projet s’effectue en plusieurs étapes :

  • 1. Décision prise par HAP France de former des praticiens Malgaches à l’EMDR suite à des contacts entre Nirina ANDRIANJARA et Annie Gasse qui est engagée dans une mission humanitaire sur le terrain par ailleurs.
  • 2. Préparation en amont.
    Des questions cruciales se posent pour l’équipe coordinatrice dirigée par Rosane Pader puis par Emmanuelle Krystel et Josette Tardy, avec Nirina Andrianjara, comme relais auprès des psychologues et Dr Jean ANDRIAMANANAIVO comme relais avec le milieu médical et la faculté de médecine
    - quels candidats pourraient suivre cette formation ?
    - où les trouver et comment les convaincre ?
    - quelle équipe pédagogique ?
    - quelle date ?
    Il nous semblait capital de passer par la Société Malgache de Psychiatrie SOMAP, et d’obtenir l’assentiment de sa présidente, par ailleurs vice-doyenne de la faculté de médecine pour que les membres puissent se former.
    Après plusieurs échanges de mail et plusieurs entretiens téléphoniques avec Mme la Présidente et le Doyen de la faculté de médecine, le feu vert a été obtenu. Nous avons été invités à présenter la thérapie EMDR au congrès de la faculté de médecine en Octobre 2014 où nous avons demandé de faire un symposium EMDR.
    Trois heures de présentation ont été accordées : 1 h 30 le matin et 1 h 30 l’après-midi en séance plénière. Le Dr Jean ANDRIAMANANAIVO a fait les présentations avec un médecin psychiatre malgache certifié à la thérapie EMDR qui exerce à la Réunion. L’assistance a apprécié ces présentations (théorique + jeux de rôle). Premier contact avec les internes et les médecins. Nous avons distribué des brochures parlant de HAP France, de la thérapie EMDR et du projet de formation en mai 2015.

Une fois que les inscriptions ont été ouvertes, nous avons diffusé des mails avec informations sur la thérapie EMDR. Nous avons fait rapidement le plein car les professionnels malgaches sont avides de savoirs-faire.

  • 3. La réalisation pratique
    Dans un contexte socio-politique mouvant et des conditions matérielles difficiles, nous nous sommes donnés comme objectif de créer les meilleures conditions d’apprentissage.
    Il y a ce qu’on prévoit, et puis la réalisation peut être toute autre. Il a donc fallu nous adapter !
    Pour la salle, nous avions prévu un plan B au cas où la salle d’Antsakaviro eut posé problème.
    Même le logement de l’équipe pédagogique fût prévu en fonction de la proximité géographique de cette salle.
    Or, la salle d’Antsakaviro n’était pas adaptée. Problème de sonorité, cours imprévu dans la salle à côté. Le plan B présentait quant à lui des inconvénients inattendus (travaux en cours très récemment décidés). Il a fallu trouver un plan C et louer une salle non loin du logement de l’équipe pédagogique, avec un financement à rechercher. Finalement, la SOMAP a donné l’équivalent de 150 euros, un financeur privé (association Synchronie) 150 euros et une association française, dont Dr Jean ANDRIAMANANAIVO est membre et vice-président (Trimobe) a donné 200 euros. Ainsi, le budget a été bouclé dans l’urgence mais dans le calme à quelques heures du début de la formation. Nous remercions ces associations.

Par ailleurs, Dr Jean ANDRIAMANANAIVO a essayé d’assurer du mieux possible, la sécurité et le confort de l’équipe pédagogique. Il leur a fait rencontrer aussi certaines de ses connaissances pour les aider à mieux connaître le pays et les gens.

En tant que relais, il a parfaitement réussi à créer un cadre convivial pour un bon lien entre l’équipe pédagogique et les stagiaires, condition indispensable pour un apprentissage efficace.Et, entre l’ouverture d’esprit et le grand cœur de l’équipe pédagogique d’un côté, et la douceur traditionnelle malgache de l’autre, la magie a vite opérée.

    • Préparation pédagogique

Les pré- requis : ils ont été établis en prenant appui sur les prérequis de la CAC EMDR France mais revus et corrigés pour tenir compte de la réalité du terrain à Madagascar. Dans la tradition EMDR, les professionnels retenus pour suivre la formation sont les psychologues, les psychothérapeutes et les médecins.
Particularités à Madagascar :
très peu de psychologues en exercice, une jeune faculté de psychologie,
très peu de psychothérapeutes avec absence de réglementation,
un nombre plus important de médecins : quelques psychiatres, des internes en psychiatrie en formation et des médecins généralistes formés à la prise en charge de la maladie mentale (D.U santé mentale)
l’existence de la Société Malgache de Psychiatrie qui regroupe les professionnels de la santé mentale.
Il est convenu de retenir les quelques psychiatres volontaires, les médecins généralistes disposant d’un DU en santé mentale, les internes en psychiatrie après la 2ième année, les psychologues, les psychologues en fin d’étude même s’ils n’ont pas validé leur master.
La vérification des pré -requis et la sélection des participants a été effectuée par deux des coordinatrices du projet, au fur et à mesure de l’arrivée des dossiers de candidature avec consultation ponctuelle de la formatrice pour un ou 2 dossiers.

    • L’équipe pédagogique :
      Annie Gasse facilitatrice, impliquée déjà dans une association franco malgache association française agissant sur le territoire malgache, Natchatiramîne et qui connait un peu le pays, Martine Iracane formatrice, avec la participation pédagogique de Dr Jean ANDRIAMANANAIVO pour certains exercices de stabilisation.

La logistique : entièrement assurée par Dr Jean ANDRIAMANANAIVO sur place dans un accompagnement de proximité et multi fonctionnel dans tous les aspects qu’implique une semaine de formation à l’étranger.
Le profil des participants : essentiellement médical (quelques psychiatres chef de service, responsables de santé publique, institutionnels hospitaliers et internes en psychiatrie, des médecins généralistes titulaires d’un DU de santé mentale, 2 psychologues (secteur privé enfants et un psychologue universitaire)
Le format pédagogique élaboré sur 5 jours par le formateur et validé par les responsables de projets et l’équipe pédagogique.
—J1 : psycho traumatologie et techniques de stabilisation ; Introduction à l’EMDR
—J2 : EMDR
—J3 : EMDR
—J4 : EMDR
— J5 : rattrapage pour les absents (examens) et renforcement des contenus pour ceux qui avaient quelques difficultés à finaliser leur travail ou avaient un manque d’intégration. Certains ont participé à cette journée supplémentaire pour le plaisir !
Une douzaine de participants ont bénéficié de la dernière journée

Au total, les participants ont pu bénéficier de près de 45 h de formation soit le double du temps proposé habituellement pour un niveau 1.
NB : pour nous rapprocher de la culture malagasy, la formatrice a souhaité intégrer dans le volet stabilisation psychologique, le projet de ressource reliée à la spiritualité ; Le Dr Jean ANDRIAMANANAIVO a préparé une présentation et a animé cet exercice avec aisance et sa proposition a fait sens et résonance dans le groupe.

Vue de Tana : en haut le palais de la Reine, et en bas à gauche, le palais en construction de Haja qui nous a accueillis.

  1. Le déroulement et l’illustration de la formation étape par étape

Pris par d’autres priorités, parfois vitales, le corps médical et psychologique méconait les psychothérapies, laissant ainsi la voie libre à la découverte des formes de soutien psychologiques les plus actuelles et les plus scientifiques. HAP France accompagne l’introduction de la thérapie EMDR à Madagascar.
Jour J 1
8H Les participants arrivent et s’installent accueillis par Dr Jean ANDRIAMANANAIVO, dans la salle de l’Espace Dera et à 8h30 Madame La Présidente de la SOMAP, Pr Adeline, vient faire l’ouverture officielle de la formation avec un discours de remerciements pour HAP France et pour l’équipe présente.
Le Pr adjoint de psychiatrie et collaboratrice du Pr Adeline participera à la première demi-journée de formation après avoir exprimé ses vifs remerciements et son intérêt pour le thème.

Martine Iracane présente la partie psychotraumatologie avec un groupe composé de 22 médecins ou internes et 2 psychologues cliniciens qui vont suivre la formation à la thérapie EMDR, et 12 personnes qui n’assisteront qu’aux 2/3 de la première journée (psychotrauma et exercices de stabilisation)
Le groupe, calme semble un peu sur la réserve (par rapport aux petits groupes habituels en France), mais très à l’écoute et concentré.

En fin de matinée, Jean lit un poème autour d’une vignette clinique de psychotraumatisme traité par l’EMDR, composé en malagasy par lui-même.

Après midi : Arrivée et présentation de la facilitatrice Annie Gasse au groupe

Démarrage sur une série d’exercices de stabilisation émotionnelle, avec apport théorique et exercice /expérimentation pratique dans la foulée en grand groupe (les deux premiers en Coanimation Martine/ Annie, les 3 et 4 Martine, le dernier animé par DR Jean Andriamananaivo) :
Cohérence cardiaque
Lieu sûr
Contenant
Mindfulness
Exercice de connexion à une dimension spirituelle inspirée de la culture malgache, développé par Dr Jean Andriamananaivo où il est question de transcendance et de lien avec les ancêtres..
Nous distribuons des photocopies des exercices ;
Les exercices soulèvent des questions et des commentaires ; ils sont fort appréciés des professionnels. Et la parole commence à se libérer, avec l’expression des ressentis au cours des exercices.

Présentation de l’exercice « connexion à une ressource spirituelle » animé par Jean.

15 H 30 A la pause, la dizaine de participants qui assistent uniquement à la première partie quittent la séance, avec leur certificat d’une journée.

Le contexte devient plus intime et le lien et la confiance semblent à présent bien installés.
L’introduction à la thérapie EMDR éveille la curiosité malgré la fatigue de la journée

J 2
Depuis la veille après-midi, les interactions et l’ambiance se sont dynamisées et le lien entre tous s’est établi… Comme l’un d’entre eux le précisera « nous, les malgaches, prenons notre temps pour nous sentir en confiance… »

Matin :
La matinée s’avère très interactive avec de nombreuses questions. La formatrice, consciente que les niveaux de langue française peuvent être bien différents au sein du groupe, continue, comme la veille, de sculpter le programme pour qu’il soit mieux adapté à ce groupe en particulier, et multiplie les métaphores éclairantes.
Des éléments culturels et langagiers viennent visiblement rendre encore plus ardue les formules ciselées du protocole.
Lors de la présentation en séance plénière de la construction du plan de ciblage, à partir des cognitions, les participants font part à la formatrice, des difficultés d’harmonisation des questions du protocole à la langue malagasy : Par exemple, le verbe être n’existe pas en malgache... et le « je » est placé en fin de phrase. Une cognition cognitive donne donc « Laid, je »
De même la dimension culturelle (imprégnée de la culture asiatique en cette région de l’Ile plus que la dimension africaine) conduit à moduler les CN et CP avec des « je peux » plutôt que des « je suis »..…notamment la possibilité d’évoquer une formulation positive sur soi (CP) peut paraître présomptueuse sur le registre de l’estime de soi (« je suis quelqu’un de bien » peut être difficile à formuler)

Après midi :
Après une démonstration en grand groupe de la phase de préparation, deux groupes sont définis au sein desquels les trios se composent pour la partie pratique de la formation.
Le travail sur le lieu sûr et l’élaboration du plan de ciblage se fait plus ou moins facilement, selon les niveaux de compréhension de la langue française. Mais la grande majorité des participants s’en sort très bien. Certains jouant, au sein de leur trio, le rôle de « coach » déjà à l’aise avec certains concepts du protocole…
Et l’engagement, l’implication de tous nous frappe…beaucoup d’application et de concentration.

D’autre part, le langage émotionnel est limité à quelques émotions de base et leur expression ne se fait pas spontanément : la pudeur malgache est reconnue de tous.
Aussi plusieurs participants se déclarent intéressés pour constituer un groupe de traduction des formules du protocole, en maillant et respectant la culture malgache. La formatrice souligne l’importance que le protocole —tel qu’il est enseigné en français— soit d’abord bien assimilé par chacun (puisqu’ils parlent tous français) et que seulement dans un second temps, ils s’attachent à le traduire en malagasy pour leurs patients.
Le père du Dr Jean Andriananaivo, écrivain spécialiste des idiomes malgaches, s’est proposé pour traduire les cognitions négatives et positives.

J 3 Matin :
Le contenu pédagogique s’intensifie ; la présentation de la phase de désensibilisation soulève
quelques questions et s’illustre à l’appui de nombreux schémas ; il est évident que ce nouvel
apprentissage étonne ceux qui ne disposent que de peu de références à la pratique de la
psychothérapie.
De nombreux mouvements dans le groupe de formation « open » : le jeu des absents,
présents pour différentes contraintes justifiées, donne une tonalité mouvante au groupe au
risque de l’instabilité peu favorable à l’apprentissage …la formatrice est prise dans la double
contrainte de respecter le programme de la journée tout en établissant des résumés avec le
programme de la veille pour les absents de la veille : rappel indispensable pour l’immersion
dans les pratiques de l’après-midi ; la méthode d’enseignement prend définitivement appui
sur l’interaction groupale et chacun fait un bout de rappel pour reconstituer le programme
de la veille …. Ouf le groupe se consolide malgré ses « va et vient ».

Après midi :
Quatre participants, qui nous ont avertis, s’absentent l’après-midi (pour des raisons
d’examen). Ils pourront récupérer le « manque » en J5. Cette session de « rattrapage » sera aussi offerte à ceux qui auront eu besoin d’un peu plus de temps pour intégrer cette nouvelle thérapie et sa rigueur
protocolaire…
Les pratiques témoignent d’une belle intégration de ces premiers pas, avec une fluidité pour
certains qui nous étonne. Presque l’impression que certains ont déjà des bases en EMDR
Pour d’autres, la langue française semble être un obstacle qui freine la lecture et l’intégration..
La crainte exprimée par certains est d’être débordés par des abréactions importantes de leur
patient. Le grand pourcentage de médecins généraliste dans le groupe, (même si leur
formation est étayée par certains aspects de psychopatho ou santé mentale) peut expliquer
que, n’ayant pas une grande pratique de la psychothérapie (en fait l’EMDR pour certains
semble être la seule) ils appréhendent d’utiliser ce modèle thérapeutique..

J 4
Matin : la fatigue se fait sentir mais les rires et la bonne humeur ponctuent les chapitres de la
théorie.

Midi : Déjeuner offert par les participants : tout le monde se regroupe dans une partie de la
grande salle : sandwiches, gâteaux et fruits, … Le groupe nous offre plusieurs chants
malgaches traditionnels (des comptines d’enfants notamment) … nous sommes honorés et
enchantés par ces manifestations d’amitiés. Nous sommes très touchés par leur convivialité et chaleur.
Le groupe offre au trio des objets d’art malgaches (un collier de pierre semi précieuses, des
sets de tables, un petit sac en vannerie et de magnifiques chapeaux assortis aux couleurs des
vêtements du jour…) Gâtés, nous sommes !
S’ensuit une série de photos …

La photo de groupe, à l’extérieur de la salle de l’espace Dera.

Après midi :
Retour aux pratiques, avec un léger casse-tête : comment recomposer les groupes de manière
efficace, avec les 4 absents ? Mais les nouveaux trios ou binômes se mettent en place.. et le
travail d’intégration de la réévaluation et du scénario du futur se déroule…

A l’issue de ce dernier temps de formation, Martine et Annie délivrent attestation de présence
à tous, validant tous les participants en conseillant un approfondissement avec supervision
complémentaire à l’un d’entre eux.
La remise des attestations enchante chacun !

Nous avons proposé une conclusion centrée sur les encouragements à pratiquer au plus vite,
en rappelant encore les différences entre présentation simple et présentation complexe et le
respect du cadre du niveau 1 (pas de traitement de présentation complexe) ;
La conclusion fut aussi l’occasion de présenter l’objectif des supervisions et les déclinaisons
étape par étape.

L’Evaluation
Elle a été pratiquée oralement : tous les participants se sont dits très satisfaits mais un peu inquiets pour intégrer les 245 pages …Ils ont trouvé que le programme sur ces quelques journées était passionnant mais très lourd. Certains ont exprimé le regret de ne pas disposer de temps suffisant pour réviser le soir du fait de leurs contraintes familiales. De multiples remerciements nous ont été adressés ainsi qu’à l’organisation HAP, sa présidente, son conseil d’administration, les responsables de projets. Les participants disent avoir beaucoup appris et sont heureux de cette découverte.

J5 : Révision et rattrapage...
Une dizaine de participants participent à cette journée supplémentaire de travail : d’une part
ceux qui avaient manqué une demi-journée ou une journée, d’autre part, ceux qui ont encore
besoin de temps pour intégrer les données et enfin… ceux qui ont envie !
Le matin de cette 5ème journée, Martine Iracane réalise une révision de tous les points clés, à partir
des « manques « de certains et des questions des autres. Puis suivent des exercices pratiques bien
ciblés par sous-groupes, assistés de Martine et Annie.
Annie Gasse présente la cartographie des traumas et des ressources
A midi, Jean rejoint l’équipe et Annie la quitte, avec son vol retour dans quelques heures.

Points clés :
- Culture malgache : attitude sur la réserve, au départ, avec de la retenue, de la
pudeur.. …. Langage – système de pensée où le « je » est placé en fin de phrase,
émotions limitées dans le langage.. importance de la dimension spirituelle (prière
avant chaque repas, même au restaurant, entre jeunes, en se tenant la main) , de
la présence des « ancêtres » au quotidien dans le langage , dans les coeurs et les
pensées, place égalitaire de la femme … (ex : terre des ancêtres, reines malgaches,
retournement des morts…)

- Le peuple malgache tout en douceur, déteste les conflits … est presque « soumis »
selon Dr Jean Andriananaivo, et c’est pourquoi il y a si peu de révoltes et que tant de corruption existe, au plus haut niveau, sans que personne ne réagisse violemment.

- Madagascar est le 3ème pays le plus pauvre au monde, selon l’OMS, après Haïti et
l’Afghanistan.. C’est un contexte de survie, dans lequel vient s’insérer le travail des
médecins … Le nombre impressionnant d’ONG présentes sur l’île travaille à assurer
essentiellement les besoins fondamentaux de la population (alimentation, santé) et ceux d’éducation.

- Association EMDR Océan Indien : essaimage de l’idée par Martine tout au long de
la formation, impulsion d’un groupe de travail sur la traduction des phrases du
protocole et des cognitions

Synthèse : Les ressources humaines

• Implication du Dr Jean Andriananaivo dans tous les petits détails du quotidien pendant toute la formation.

• Qualités particulières du groupe :

Nous avons perçu de nombreuses interactions groupales et aides réciproques notamment pour les phases de rattrapage des absents.

Haja, ami du Dr Jean Andriananaivo qui a accueilli chez lui l’équipe pédagogique, malgré les travaux dans
son immense « château », et qui a constamment laissé sa porte ouverte : nous avons
usé et abusé peut être ( ?) de son hospitalité, de son wifi, de sa table … Annie et Martine le remercient vivement.

- La présence d’Annie possédant une connaissance des problématiques sociales de
Madagascar, conduite à se rendre à Madagascar pour ses projets associatifs pourra
aussi aménager des temps de supervision dans la mesure de ses disponibilités.

Nous remercions les chefs de projet pour leur souci avisé de notre sécurité in situ et qui ont
pressenti l’importance d’une « personne sûre » pour nous encadrer et nous guider. L’équipe
pédagogique a pu s’appuyer sur sa présence bienveillante et dévouée permanente, pour
résoudre toutes sortes de petits et grands problèmes.

Les difficultés rencontrées
Pour certains la maitrise limitée de la langue française a ralenti le processus d’intégration

La surcharge du programme qui ne pouvait être délivré totalement sur le même mode et sans faire de coupes franches c’est le style de l’enseignement qui a dû être adapté au niveau des connaissances en psychologie et de la langue française spécialisée.

Le niveau de connaissances générales en psychologie est faible pour les médecins

Les psychologues présents n’ont eu aucune difficulté de compréhension et disposaient d’un spectre plus large de références aux courants de la psychothérapie
Donc peu de psychologues : la discipline est jeune. Peu de psychiatres. Des médecins non spécialistes qui ont pu bénéficier d’un enseignement de santé mentale surtout axé sur les théories.

Une préoccupation : le niveau de psychologie et de psychothérapie peu développé laisse
présager de risques de difficultés à l’évocation des tableaux cliniques résultant des traumas complexes ; mais par ailleurs la qualité d’apprentissage et la finesse psychologique peut s’avérer largement compensatrice … les supervisions nous permettront d’évaluer le
cheminement.

Les perspectives du futur
• Si tout va bien, et si les chefs de projet sont ok, la 1 ère supervision de 5 h pourrait
avoir lieu en septembre 2015.

En effet, profitant du déplacement sur l’Ile de la réunion où le niveau 2 organisé par l’IFE est
prévu les 21 22 23 septembre 2015, et où le déplacement est déjà pris en charge, la
formatrice pourra effectuer un aller -retour St Denis -Antanananrivo ; les frais de déplacement
seront alors très limités (300€ environ pour le déplacement).

• Nous avons à la fois encouragé les praticiens à mettre à exécution leur projet de
traduction mais en même temps nous leur avons conseillé de prendre le temps de
d’assimiler en français d’abord, le protocole et de commencer leurs premières séances
avec de patients francophones ou tout simplement entre eux ou auprès des amis
d’amis qui parlent français.

• Lors du niveau 2, nous pourrions peut- être envisager une à 2 Journées pour renforcer
le repérage psychopathologique et diagnostique avant d’entrer dans les contenus
stricts du niveau 2 EMDR ?

• La perspective de création d’une association EMDR Océan Indien a du sens : elle
permettrait d’une part une mobilisation de personnes de différentes îles toujours
exposées au risque de l’isolement et d’autre part le respect des spécificités culturelles
des thérapeutes et de leur patientèle, dans cette région du monde.

Conclusion :
Une très belle mission ponctuée de belles rencontres dans un pays en souffrance économique
et sociale et en carence de moyens psychothérapeutiques ; la pharmacologie semble le
moyen thérapeutique de prédilection voire presque exclusif pour traiter la souffrance
psychique et les troubles mentaux.

Un pays où le collectif et la famille sont toujours au premier plan des valeurs et des
représentations psychosociales qui guident les comportements ; chez les Malagasy les valeurs
humaines et spirituelles sont précieuses ; elles constituent de belles ressources internes et
externes : le soutien réciproque et la dynamique du groupe de la promotion du niveau 1
constituera sans doute le principal levier de renforcement des apprentissages. La belle
cohésion manifestée à travers les chants polyphoniques offerts en notre hommage en est la
métaphore.

Un lien d’attachement a été créé entre la promotion des participants et HAP France, qui
augure d’une base solide de partenariat pour une poursuite ultérieure des étapes de la
formation.

Une pensée et remerciements adressés au père de Jean, écrivain, qui a donné sa première
leçon de Malagasy à Martine et qui effectue un premier jet de traduction des contenus
pédagogiques du niveau 1 qui transiteront entre les participants.

L’équipe pédagogique et logistique remercie vivement le CA HAP France de lui avoir confié cette responsabilité et cette magnifique opportunité de partage interculturel.


Dès 2014

Zimbabwe


Niveau 1 - Octobre 2014

Supervisions niveau 1 courant 2015
coordination Anne Dewailly
Equipe pédagogique : Gary Queen, Anne Dewailly, Pauline Guillerd

En octobre 2014 HAP France a organisé
le niveau 1 du cursus initial de formation à
la thérapie EMDR à Harare au Zimbabwe

Contexte :
Ce pays a connu une crise économique sans précédent en 2007 : descente rapide du Zimbabwe vers la récession, taux d’inflation le plus élevé du monde, taux de chômage 80 % des actifs.
Dans cette période on a pu assister à une forte recrudescence des troubles de la santé mentale. Aujourd’hui, 40 % des quelques 12 millions d’habitants du Zimbabwe, soit plus d’un tiers de la population, souffrent de troubles mentaux.

Dans ce contexte, l’impact d’événements traumatiques tels que les violences organisées et tortures politiques, les abus sexuels, les violences intrafamiliales, la campagne d’expulsion des fermiers blancs, sans parler du taux très élevé de HIV n’ont fait qu’accroître le besoin de prise en charge de ces populations en souffrance.

Action :
HAP France a tout d’abord organisé une journée de formation en psychotraumatologie auprès de 45 professionnels : assistants sociaux, “clinical social workers”, psychologues et médecins psychiatres.
Parmi ces 45 personnes, 23 répondaient aux critères de la formation EMDR, et ont pu suivre le niveau 1.

Le Dr Gary Quinn, directeur du “EMDR Jerusalem Institute” et du “Jerusalem Stress and Trauma Institute”et formateur EMDR a accepté de donner ces deux formations. Au vu du contexte du pays, il a enseigné en plus le protocole d’urgence ERP .

Pauline Guillerd et Anne Dewailly ont facilité le niveau 1 de la thérapie EMDR.

2015 - SUPERVISION niveau 1 : Suite à la formation niveau 1, Anne Dewailly résidant au Zimbabwe a donné 10h de supervision de groupe et 2 heures individuelles aux participants du niveau 1.

Les supervisions ont eu lieu en groupe, en travail in vivo ( petit groupe de practicum) pour retravailler le protocole de base. À chaque supervision, les participants amenaient des cas et présentaient leur travail en EMDR. ( pas de séances filmées faute de moyen). Ainsi 19 participants ont pu valider le niveau 1.

Formation niveau 2
5, 6 et 7 novembre 2015
coordination Anne Dewailly
Equipe pédagogique : Ludwig Cornil, Anne Dewailly

Un an après le niveau 1, Ludwig Cornil a généreusement accepté de venir donner les 3 jours de niveau 2 les 5, 6 et 7 novembre 2015.

Tout comme l’année dernière, le training a eu lieu dans un centre Bouddhiste d’Harare : ROKPA CENTER.

Tout comme Gary, Ludwig a été impressionné par le travail des participants , leurs questions, leur enthousiasme et la qualité du travail qu’ils fournissent compte tenu du type de population très traumatisée avec laquelle ils travaillent.

Anne Dewailly assurait l’organisation et les facilitations avec Ludwig pour les deux groupes de practicum.

Un très grand merci à Ludwig Cornil pour sa participation à cette formation et aussi remercions HAP Belgique qui a fourni aux participants des fiches pédagogiques en Anglais.
HAP Belgium a aussi proposé de faire parvenir des livres sur l’EMDR aux participants. Ces livres seront envoyés à Anne. Ils pourront être consultés dans un centre à Harare ( Island Hospice). Les participants s’y réunissent tous les mois pour partager leur expérience et faire venir des intervenants extérieurs.

Les dates des prochaines 5 h de supervision de groupe ont déjà été posées et tous les participants se sont déjà inscrits. Les supervisions commenceront fin Janvier. Anne aura ainsi le temps de pouvoir assurer les 10 h de supervision post niveau 2 avant son départ du Zimbabwe.


Algérie

dès 2003
coordination Monika Miravet et Pascale Amara

Notre action est née en 2003 de la volonté du Dr Mohamed Chakali, psychiatre, chef de service, qui a créé une consultation en Psychotraumatologie à l’Hôpital psychiatrique Frantz-Fanon de Blida, ville située à 1h au sud d’Alger.

La Wilaya de Blida a été fortement touchée par la violence terroriste pendant les années 90, et le service de psychiatrie qu’il dirige voyait arriver ces personnes choquées, prostrées ou agitées, souffrant de troubles divers mais qui ne relevaient pas de troubles psychiatriques classiques. De 1997 à 2012, cette consultation a traité 1500 cas, et accueillait en 2012, 5 à 6 nouveaux cas par semaine.

Par ailleurs, l’histoire algérienne n’est pas « un long fleuve tranquille », et le psychisme des algériens est marqué par la souffrance depuis bien longtemps : statut inférieur des « indigènes » pendant la colonisation, guerre d’indépendance 1954-62, luttes fratricides dans les années 50-60, répression des mouvements populaires dans les années 80, jusqu’à ces violences terroristes dans les années 90, … Les traumatismes psychologiques non réparés imprègnent les familles et les lignées, générant des troubles psychiques et psychosomatiques sur plusieurs générations. Développer l’EMDR en Algérie s ‘inscrit dans un processus global de réparation et d’apaisement.

Juillet 2003 - Par l’intermédiaire de Djaouida Oukaci, psychiatre algérienne originaire de Blida, en poste au CHU de Clermont (Oise) et se formant à l’EMDR, Pascale Amara, psychologue clinicienne native d’Algérie, praticienne EMDR, rencontre l’équipe du Dr Chakali à Blida en Juillet 2003 et leur fait une démonstration du protocole EMDR.

Juin 2004 - Septembre 2005 : invités par HAP France, 4 cliniciens de l’Hôpital FRANZ FANON de Blida et de la Fondation BOUCEBCI d’Alger sont venus se former à Paris à la thérapie EMDR. Grâce à la générosité de l’Institut Français d’EMDR, ils ont pu gratuitement assister aux deux niveaux de formation. Un membre HAP France, superviseur EMDR agréé, s’est rendu à plusieurs reprises en Algérie pour les accompagner dans leur pratique et les aider à finaliser leur cursus de formation.

Novembre 2005 : invité par la Fondation BOUCEBCI, David SERVAN-SCHREIBER, formateur à la thérapie EMDR, donne une conférence grand public à Alger. C’est un grand succès : plus de 500 personnes y assistent. Le public algérien est très enthousiaste.

Mai 2006 : l’équipe de HAP France, celles de la Fondation Boucebci et de l’Hôpital Frantz Fanon se rencontrent à Alger pour élaborer un premier projet de formation EMDR en Algérie.

Courant 2007 : une vingtaine de cliniciens algériens devraient ainsi pouvoir bénéficier d’une formation à la thérapie EMDR à Alger. Coordinateur local du projet : Fondation BOUCEBCI.

Courant 2008 : Pour des raisons de sécurité, le projet en cours prévu à Alger a du être annulé. L’équipe de HAP France travaille à l’organisation d’une formation pour les algériens dans le sud de la France.

Mai 2009 : Pour des raisons logistiques qui ont retardé le démarrage du 1er cursus – difficultés à obtenir le visa pour le formateur américain HAP US pressenti - , la première formation EMDR Niveau 1 – qui sera aussi la toute première formation de l’association HAP France - a lieu à l’hôpital psychiatrique Montperrin, à Aix-en-Provence, en Mai 2009. Cela a été possible grâce aux efforts de Monika Miravet, psychologue praticienne EMDR, vice-présidente de HAP France, de Martine Iracane psychologue dans cet hôpital, pour la logistique et l’organisation, de Nasreddine Taleb, psychologue clinicien franco-algérien, et de Pascale Amara pour faciliter l’obtention de visas pour un groupe de professionnels de la santé mentale algériens, exerçant tous dans un cadre institutionnel. Martine a su mobiliser la direction et le Centre de Formation de l’hôpital, ainsi qu’un réseau de collègues pour héberger bénévolement une partie des participants.

Ce premier groupe est composé de 27 psychiatres et psychologues algériens, du CHU Frantz-Fanon, du Centre Anti-Cancer de Blida, de la SARP (Société Algérienne de Recherche et Psychothérapie) qui gère un Centre d’Accueil de victimes dans une banlieue d’Alger très touchée par la violence terroriste, ainsi que d’autres établissements publics et cabinets libéraux disséminés sur le territoire, Constantine, Tlemcen, Djelfa, Tizi-Ouzou.

Pour participer au financement de cette formation, les collègues nous amènent des 4 coins de l’Algérie d’où ils viennent de magnifiques objets artisanaux que nous vendrons lors de formations et colloques (tapis, bijoux, plats, décoration, …).

L’équipe de formation comprend Peggy Moore, psychologue formatrice EMDR HAP US, traduite par Jenny Ann Rydberg, psychologue clinicienne praticienne EMDR, et soutenue par l’équipe de facilitatrices Martine Iracane, Pascale Amara et Annie Gasse, psychologues cliniciennes, superviseures EMDR. Suad Mitwali, psychologue palestinienne en formation de formateur EMDR sous la direction de Peggy Moore, amène un lien culturel et pédagogique à nos collègues algériens par son apport de documents, feuilles de travail et protocoles en arabe.

Hiver 2009/2010 : Les supervisions cycle 1 de ce groupe sont assurées à Blida par Martine et Pascale en Octobre 2009 et Février 2010. L’accueil est entièrement pris en charge par le groupe de collègues algériens.

Mai 2010 : La formation EMDR Niveau 2 est organisée en Algérie, à Tlemcen, dans le Centre Dar El Ihcen, pour 23 participants, grâce aux efforts de Nasreddine Taleb, résidant à Tlemcen. Membres de l’équipe pédagogique : Martine Iracane a remplacé au pied levé Peggy Moore, empêchée au dernier moment, ce qui a été l’occasion pour elle d’animer sa 1ère formation EMDR en tant que formatrice toute juste agréée EMDR Europe. Pascale Amara et Pauline Guillerd, présidente de HAP France, ont facilité. Mohamed Chakali était présent en tant que superviseur en formation.

Mars 2011 : La première session de supervisions Cycle 2, animée par Peggy Moore et Pascale Amara a eu lieu à Djelfa en Mars 2011, dans l’atlas blidéen. Cette mission a eu lieu grâce au dévouement de Zoubida Kessal et Lamia Benziane, psychologues de ce groupe et natives de Djelfa, dans un Centre d’Accueil pour Adolescents, très confortable. Peggy était traduite bénévolement par une jeune enseignante d’anglais de l’Université de Blida. Chaque participant a bénéficié d’une supervision collective sur une journée, ainsi que d’une journée de séminaire « Traumatismes récents et Traumatismes complexes », animée par Peggy Moore.

Mai 2011 : Tandis que cette 1ère promotion poursuit son cycle 2, une 2ème promotion de 24 collègues algériens démarre son cursus en Mai 2011 à l’Hôpital psychiatrique de Cheraga. Sous l’égide de la SAP (Société Algérienne de Psychiatrie), coordonnés par le Pr Belaïd, et accueillie par le Pr Kacha. Ces collègues majoritairement psychiatres hospitaliers et pour certains également universitaires achèvent un cycle de formation aux thérapies cognitivo-comportementales, et souhaitent se former à la thérapie EMDR. Martine Iracane anime cette formation Niveau 1 avec le soutien de Pascale Amara comme facilitatrice. Au niveau logistique la SAP prend complètement en charge le déplacement de notre équipe, ce qui est un changement et un progrès dans l’évolution de notre partenariat. Il ne reste à la charge de HAP France que le déplacement en France de ses volontaires pour se déplacer au consulat et rejoindre leur aéroport de départ/retour.

Octobre 2011 : Martine Iracane et Michel Silvestre, psychologue clinicien superviseur EMDR, à l’origine du développement de l’enseignement de la pratique de l’EMDR avec les enfants et les familles, sont missionnés pour terminer le cycle de supervision Niveau 2 du 1er groupe, à la SARP. La SARP, association qui gère un lieu de formations pour les professionnels en Santé mentale, et a des locaux parfaitement fonctionnels dans les hauteurs d’Alger, instaure grâce à sa présidente Hassiba Cherabta, psychologue faisant partie du 1er groupe de formés, un partenariat logistique avec nous, qui va aller grandissant. 19 participants du 1er groupe bénéficient d’une supervision collective sur une journée. Puis une journée de séminaire « EMDR et Thérapie familiale » animée par Michel Silvestre le 22 Octobre 2011, rassemble à Cheraga des participants des 2 promotions.

Février 2012 : Steven Reichenbach, psychiatre superviseur EMDR vient épauler Pascale dans la coordination de la 2ème promotion (Cheraga) et se rend seul à Alger pour un 1er cycle de supervision pour ces collègues. Il neige sur l’Algérie, ce qui désorganise les déplacements et occasionne des absences.

Juin 2012 : Nous avons l’immense plaisir d’organiser la validation finale d’un premier groupe de praticiens EMDR algériens à Blida. L’association d’Aide aux Malades Cancéreux de Blida, dont le Dr Chakali est un membre très actif, prête ses locaux.

Certains collègues algériens ont pu venir à la Conférence EMDR Europe qui a eu lieu mi-Juin 2012 à Madrid. HAP-France a pris en charge leurs frais pédagogiques.

Octobre 2012 : Sous la pression des demandes de psychologues associatifs, nous démarrons un 3ème groupe avec l’aide logistique de la SARP qui accueille la formation. 27 participants sont présents, avec quelques psychiatres libéraux ou hospitaliers. Eva Zimmerman, psychologue clinicienne suisse et formatrice EMDR Europe assure cette formation de niveau 1, avec le soutien de Pascale Amara comme facilitatrice. Comme pour la SAP, les participants versent à la SARP des frais pédagogiques qui couvrent une grande partie de nos frais de déplacement (billet d’avion et accueil sur place).

Décembre 2012 : Martine Iracane et Steven Reichenbach retournent à Cheraga pour finaliser les supervisions cycle 1 du groupe de psychiatres et se déplacent sur Blida pour valider l’accréditation de 6 collègues supplémentaires du 1er groupe. Nous comptons alors 17 validations finales.

Février 2013 : Pascale Amara et Steven Reichenbach viennent assurer les supervisions Cycle 1 du groupe de la SARP (3ème promotion).

Juin 2013 : Enfin la formation EMDR Niveau 2 pour le groupe de Cheraga, animée par Martine Iracane avec le soutien d’Annie Gasse comme facilitatrice. 17 participants restent mobilisés et sont validés.

Septembre 2013 : Rosane Pader, psychothérapeute superviseure EMDR, nouvelle trésorière de HAP-France, accompagne Pascale Amara pour assurer les supervisions niveau 2 du groupe SARP. Les 27 participants initiaux sont toujours mobilisés et validés.

Octobre 2013 : La formation Niveau 2 de la 3ème promotion a lieu dans la foulée, toujours à la SARP. Eva Zimmerman est de nouveau formatrice, cette fois avec Thomas Renz, psychologue suisse, comme facilitateur.

Novembre 2013 : Vu les difficultés de mobilisation du groupe de Cheraga, il est décidé de faire leur supervision cycle 2 en une seule fois, chacun participant à une session de supervision sur 2 jours consécutifs. Martine Iracane et Pascale Amara assurent ces supervisions.

Février 2014 : 19 participants du groupe 3 SARP sont supervisés par Pascale Amara et Rosane Pader dans le cadre de leur supervisions cycle 2.

Mai 2014 : 20 participants de ce groupe terminent leur supervisions cycle 2, toujours avec Pascale et Rosane. 3 collègues du groupe des psychiatres obtiennent leurs validations finales.

Décembre 2014 : Miche Silvestre anime à la SARP la formation EMDR Europe Enfant Niveau 1, pour 24 participants des 3 promotions.

Projets 2015 : L’association algérienne EMDR Algérie est en cours de création auprès des autorités algériennes ; son existence permettra d’asseoir une base de fonctionnement pour la communauté EMDR algérienne. En attendant, avec ses partenaires SARP et SAP http://www.sapsy-dz.com/, HAP-France poursuit son effort en vue de proposer des séminaires de formation continue en Algérie pour les 20 praticiens accrédités, terminer les supervisions de formation initiale des 5 ou 6 retardataires et accompagner les 50 collègues post-Niveau 2 jusqu’à l’accréditation.

De nouveaux cursus devraient voir le jour, à l’hôpital psychiatrique de Constantine (Janvier 2016), et sur Oran.


Sri Lanka

Années 2005 - 2006 : EMDR HAP Israel, le Sahanaya Institute of Mental Health (Association Sri Lankaise), l’UJA Federation of New York, l’Israel Trauma Coalition et le JDC organisent un projet de formation à la psychotraumatologie et la thérapie EMDR à Colombo, pour une quarantaine de cliniciens.
Février 2006 : premier niveau de la formation à la thérapie EMDR à Colombo. HAP France parraine la participation d’une psychiatre Sri Lankaise à cette formation : Enoka WICKRAMASINGHE, responsable d’une petite unité « Trauma Center » dans la Weligama Clinic, sur la côte sud de l’île, très sévèrement touchée par le Tsunami en décembre 2005. La formation est délivrée par Udi OREN et son équipe de facilitateurs israéliens.
Avril 2006 : deuxième niveau de la formation à la thérapie EMDR à Colombo. Un membre de HAP France participe à la formation pour compléter l’équipe pédagogique israélienne.


Moyen Orient

Août 2006 : projet « Amitié EMDR pour le Moyen Orient ». HAP France lance une recherche de fonds pour soutenir les populations traumatisées par les conflits de l’été 2006, au Liban et en Israël.

HAP France fait un don à EMDR HAP Israël afin d’aider leurs interventions d’urgence sur place, auprès des populations des villes bombardées.
2007 : HAP France participe à l’organisation d’une formation EMDR à Beyrouth. Le projet est coordonné par HAP US. HAP France envoie des membres de son équipe sur place en mars et en septembre.


Roumanie

dès 2009
coordinatrice Josette Tardy

Mai 2009 : 11 cliniciens roumains suivent à Bucarest une formation à la thérapie EMDR (niveau 1). L’action est pilotée par HAP France et la formation est donnée par Garry Quinn, formateur EMDR Europe, membre d’ HAP Israël, directeur du Stress Jerusalem et Trauma Institute http://www.emdr-israel.org/clinical-staff/ et professeur adjoint de clinique de psychiatrie à l’Université Ohio State. Les facilitatrices sont Anne Dewailly, Pauline Guillert et Josette Tardy, psychologues cliniciennes, superviseures EMDR. L’organisation locale de l’action est assurée par Centrul AMANESER qui nous prête ses locaux.
Mars 2010 : une supervision du niveau 1 est organisée à Bucarest avec Anne Dewailly . Six personnes sont présentes. Quatre sont validées. En soirée, Anne donne aussi une conférence intitulée « Comment traiter le psychotraumatisme avec l’EMDR ? » qui regroupe un public de cinquante professionnels.
Avril 2011 : HAP France soutient la participation de deux des 4 psychologues validés en 2010 pour venir suivre la formation niveau 2 à l’Institut Français d’EMDR à Paris.
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Haïti

dès 2010
coordinatrices Anne Dewailly puis Fanny Guidot

2010 à 2014 - Le 12 janvier 2010 un séisme sans précèdent frappe Haïti faisant 330.000 morts et 300.000 blessés. Aussitôt, HAP France, sous l’impulsion d’Anne Dewailly mobilisée sur place avec une ONG pour traiter en EMDR les équipes médicales d’urgence, réfléchit à une mobilisation. Objectif : assurer les formations requises en EMDR pour créer un réseau de praticiens, superviseurs et 
formateurs certifiés.

Les amis et collègues haïtiens, français, allemands et américains parviennent à informer de ce projet une trentaine de cliniciens haïtiens ayant survécu au tremblement de terre. C’est l’enthousiasme. L’expérience positive de l’EMDR apportée aux équipes d’urgence convainc les ONG de son efficacité … c’est une première… Au vu des conditions de sécurité et de l’ampleur du projet, nous mettons en place un partenariat avec HAP US et HAP Belgique pour former le « Partenariat EMDR Haïti ».

Ce groupe s’élargit à des partenaires locaux, le CRIPS (Centre de Recherches et d’Intervention Psychologiques), et la Faculté de Sciences Humaines de l’Université d’Etat d’Haïti, avec comme objectifs de mener des recherches sur la pertinence de l’EMDR en Haïti et de mutualiser des ressources pédagogiques et logistiques. Mais cet aspect du partenariat est rendu compliqué par la réalité du contexte local et s’étiole au fil du temps.

Le « Partenariat EMDR Haïti » initie le dispositif de formation, mais seule, HAP France ira jusqu’au bout des accréditations finales. 28 participants psychologues haïtiens s’engagent dans le cursus. Ils travaillent pour les ONG dans la prise en charge des victimes du séisme, dans les hôpitaux et orphelinats de la région, ou enseignent la psychologie dans l’université détruite.

La formation EMDR Niveau 1 ainsi que la formation en Psychotraumatologie sont données en juillet 2010 par Elfrun Magloire, formatrice allemande déjà impliquée en Haïti avant le séisme. Elle est assistée par Eva Zimmerman et Thomas Renz, nos amis facilitateurs suisses.
En raison de l’épidémie de choléra et des conditions de sécurité liées aux élections, la formation EMDR Niveau 2 doit attendre mars 2011 pour s’organiser. Elle est animée par la même équipe, avec l’appui de Louise Maranda, facilitatrice canadienne.

En juillet 2011, 13 personnes valident les supervisions Niveau 2 avec Annie Gasse et Josette Tardy, superviseures HAP France. Les collègues haïtiens s’approprient formidablement bien la thérapie EMDR mais rencontrent des difficultés dans leur pratique : après l’urgence les ONG se retirent, les centres de santé qu’elles géraient voient leur budget chuter, les psychologues haïtiens sont licenciés. Le pays n’étant pas suffisamment reconstruit, ils ne trouvent pas de postes, et de ce fait ne peuvent plus ou difficilement pratiquer.

Cela nous amène à retarder l’étape finale de l’accréditation, car peu de collègues haïtiens répondent aux critères EMDR Europe pour la validation. C’est finalement en novembre 2014 que Josette et Annie retournent à Port en Prince pour proposer les supervisions individuelles finales dans le cadre de l’accréditation.

A ce jour, 6 professionnels ont été validés, et d’autres accréditations sont en cours. A ce stade, les participants réclament des « pratiques supervisées » par un superviseur accrédité et sont en demande de formations spécialisées. Nous poursuivons nos engagements vers l’accréditation d’autres collègues, ainsi que vers la formation de superviseurs afin que les professionnels haïtiens puissent fonctionner en autonomie.

Lors de cette action, nous avons soutenu financièrement la présence de certains collègues aux congrès européens, la formation et/ou la supervisions de collègues venus poursuivre leur cursus EMDR en France. Enfin, nous avons encouragé la formation d’un superviseur haïtien.

Nos missions ont également été l’occasion de réunir le groupe de professionnels que nous formions avec un autre groupe de professionnels haïtiens qui suivait en parallèle un autre cursus de formation EMDR humanitaire organisé par l’association IDEO (ex URAMEL). Ces 2 groupes ont pu partager ensemble la formation EMDR Enfants proposée par Michel Silvestre et organisée par IDEO, ainsi que des supervisions de groupe et d’étude de cas organisées par notre équipe. La volonté commune de nos 2 organisations humanitaires a été de renforcer le maillage entre ces deux groupes EMDR en Haïti, jusque là peu en lien.

Ce travail en équipe les a amené à réfléchir ensemble à la nécessité de développer la formation et la supervision des praticiens EMDR en Haïti et de créer l’association EMDR Haïti.

Janvier 2016 : L’association EMDR Haïti a été créée en janvier 2016.
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Cambodge

2011 - 2012

En partenariat avec deux associations REA (Résilience Enfant d’Asie) et PSE (Pour le Sourire d’un Enfant)

Formation en psychotraumatologie pour 20 professionnels.

18 psychologues formés à l’EMDR niveau 1

Equipe : Emmanuel Contamin-Superviseur, Martine Iracane-Formatrice, Michel Sylvestre-Facilitateur.